Ch de Puylaurens

Château cathare

Format : 15 x21
N° de pages : 250

Prix : € 22.- Port € 5,5

Editeur :
LA CALADE
Le Village. 84220-JOUCAS

En vente :
Contact

 

GERALDA

femme cathare

roman

 par  Françoise Poulain

Hélène a reçu un étrange testament. Une femme inconnue lui a légué un château au cœur des Corbières, entre Termes et Villerouge-Termenès, ayant appartenu à Géralda de Guerlande, cathare qui, poursuivie pour hérésie au moyen âge, sera jetée vivante dans un puits. Donnée pour morte, ses biens seront détruits et ses terres confisquées par Simon de Montfort chef de la croisade. Elle sera vite oubliée.

En réalité, elle échappera à cette sentence et son errance la mènera, jusque dans le Hainaut, rejoindre le béguinage de Liège. Peu avant sa mort, son château lui sera restitué. Elle le lèguera aux femmes des générations futures, les incitant à inscrire dans un recueil le combat qu’elles mèneront au cours des siècles à la conquête de leurs libertés.

Ce roman retrace la lutte des femmes pendant près de dix siècles pour se libérer de la dépendance des hommes.

Hélène va t’elle accepter ce testament, que contient-il et où cela la mènera-t-elle? 

En compagnie de son amie Monique, elles vont remonter un temps qu’elles ne soupçonnent pas !

DSC01557
Françoise Poulain

Naissance du roman : GERALDA, femme cathare.

Un article paru dans Le Point intitulé « les châteaux du pays cathare » suscita ma curiosité à découvrir plus amplement cette région.

C’était en fait plus complexe. Des images et de l’histoire s’accrochant à cet article, il me restait une étrange fascination, comme un appel express à me rendre sur les lieux. Cette impression m’habitait, égrenant sans cesse une musique lancinante: «Tu dois te rendre là-bas, vite ! »  Pour exorciser  cette diabolique impression, je me rendis sur les lieux au plus vite.

Envoûtement, le mot n’était pas trop fort pour exprimer l’état dans lequel je me trouvais. L’histoire happe notre esprit, il suffit de se laisser envahir par la beauté et le grandiose des sites. De château en château, j’errais dans un moyen-âge qu’il fallait imaginer et reconstruire.

Sur le chemin entre Termes et Villerouge-Termenés, je longeais en voiture une gorge sombre et encaissée lorsque m’apparut une vision qui, aujourd’hui encore, dérange ma logique.  Une femme se jetait dans un puits, échappant à une meute hurlante. Un grand cri, des jets de pierres sur son corps et la mort.

Une force mystique s’était probablement emparée de mon inconscient. La région étant propice au mystère, force était de constater que j’étais prédisposée, ce jour là, à déformer le réel.

De retour chez moi, je me précipitai à la librairie la plus proche, afin de trouver dans les livres,  une explication à ce délire visuel. J’en fis part au libraire.La phrase fatale tomba : « Votre histoire n’est pas innocente. Soyez certaine que la femme du puits veut que vous  racontiez son histoire ».

Et l’histoire commença……

jeu de cartes 

la transmission

 QUELQUES AVIS

Ce roman, n’est pas seulement un récit sur une vie de femme de l’époque médiévale. C’est aussi un rappel à nous-mêmes et à nos enfants que nos libertés ont été durement acquises et que celles dont nous jouissons aujourd’hui sont le prix d’une lente et longue détermination à penser, agir, travailler, aimer librement.

Après la mort de Géralda, trente deux générations de femmes ont apporté leur pierre à l’édifice de leur liberté. Certaines l’ont tenté par la plume ou toute autre forme d’art, d’autres par des combats de rues les entraînant jusqu’à la prison, parfois même à la mort.

Dix siècles de lutte ont été nécessaires pour que naissent il y a seulement cinquante ans, les prémices de la liberté des femmes françaises.

Avis : Eloïse (ancienne féministe):

 Face aux différentes formes d’expression religieuses qui sans cesse, sur la planète, prêchent la soumission, ce roman nous montrera que nos jeunes libertés sont fragiles et que la vigilance est souhaitable. Bravo !

Avis : Nathalie. (35ans)°

J’ai été emportée par la lecture de ce roman que j’ai lu d’un seul trait. Histoire surprenante de cette femme, de sa fuite, de cette quête de libertés qui nous conduit à celles qui gèrent aujourd’hui notre vie. Ce roman est une prise de conscience étonnante qui me permettra de mieux apprécier ce cadeau.

Avis : Laurent (43 ans)

Un grand hommage à toutes les femmes des cinquante dernières années pour les avancées extraordinaires qu’elles ont obtenues en matière de liberté. Inestimable et merveilleux atout pour elles . Merci aussi d’avoir fait prendre conscience aux hommes qu’ils n’étaient pas dieux sur terre. Excellent roman, et belle écriture.

EXTRAIT

Un silence sépulcral régnait autour de cette habitation troglodyte. A l’intérieur, une odeur d’humidité rappelait l’âcre relent des vieilles bâtisses. Un escalier glissant, taillé dans la pierre, semblait agripper ses proies jusqu’aux entrailles de la terre. Quelques bougies, fatiguées de cette ambiance blafarde, chuchotaient une faible lumière. Chaque marche repoussait un peu plus l’espoir de Géralda de dénouer les mailles d’un filet qui l’enserrait et l’entraînait vers de noirs abîmes. Peu à peu, sa vue s’accoutuma à l’obscurité. Trois petites pièces occupaient l’espace. Dans la première salle, ce n’était que balluchons et paillasses qui s’empilaient, attendant les réfugiés partis glaner quelques sous pour survivre. La seconde contenait des écuelles de métal constituant l’essentiel du matériel de cuisine. La troisième pièce était celle du recueillement où chaque soir les « bonnes femmes » se réunissaient pour reconstruire leurs forces et survivre au lendemain.

Elle revisita une à une ces trois pièces et par vagues successives, un sentiment d’oppression s’empara d’elle. Vivre dans ces ténèbres, c’était à brève échéance, devenir aveugle au monde, aux choses de la vie, au rythme des saisons. Elle revécut sa fuite, la descente dans le puits, suspendue au dessus du vide, oscillant comme le pendule entre la vie et la mort. Fort heureusement, la voix de Sieur Anselme la ramena la réalité.